Les pulsions de l’enfant, ses débordements sont difficilement supportés dans notre société. On cherche à soigner le symptôme – l’agitation – mais il est nécessaire de réfléchir à l’état psychologique et aux causes de ces éventuels comportements pathologiques.

Ces troubles à expression comportementale dits « pathologies de l’agir » (colères, opposition, conduites agressives ou anti-sociales…) sont pris comme symptômes d’une difficulté, d’un malaise de l’enfant dans sa relation aux autres.

Parfois les troubles ne se manifestent que dans un lieu ( à la maison ou à l’école) ou seulement avec une personne et pas avec d’autres. L’enfant peut être opposant avec la maman ou les parents, pas avec la nourrice, l’enseignant ou les grands-parents.

L’enfant est d’abord et toujours pris dans une histoire familiale dont il faut tenir compte pour comprendre son trouble. L’agitation devient alors symptôme. A cette instabilité psycho-motrice s’ajoute une certaine impulsivité qui peut s’ouvrir sur des actes violents quand l’adulte ou un autre enfant s’oppose à ce qu’il désire.

Le symptôme viendrait à la place d’une parole qui manque à l’attention de cet enfant. Comment les parents peuvent-ils comprendre les réactions de leur enfant, comment les aider à accorder plus de place au ressenti et les aider à mettre des mots sur les réactions de ce dernier….

Les troubles du comportement constituent un motif croissant de consultations.

Journée d’information : 29 septembre 2017 -Université Nanterre-La Défense

 

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