Octobre Rose est là….

 

La lutte contre le cancer continue  » de plus belle »….

Titre du film projeté à La Palette cinéma de Tournus Lundi 2 octobre à 20h avec les acteurs Florence Foresti et Mathieu Kassovitz dans des rôles à  » contre-emploi »…

Une exposition de photos et de sculptures sera installée dans le hall du cinéma….

Au sein du cabinet débutera Lundi 9 octobre à 19h 30…  » Juste entre nous  » le café des femmes et des couples… Temps  d’information , de communication, et de partage d’expériences autour de thèmes différents ( cancer, sexualité, maternité, parentalité…) animé par Mme Veysseyre sexologue, Mme Boisseau sage-femme, Mme Roussel psychologue et Mme Clerc sage-femme.

Toute la semaine , des actions initiées par le CCAS et la Mairie de Tournus seront mises en place, marche rose, zumba, petit déjeuner thématique, nutrition équilibrée….

Venez et participez…!

 

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Confrontées (és) au cancer…

L’annonce d’un cancer suscite un effet de sidération. C’est un choc émotionnel intense, les limites physiques et psychiques de la personne en sont profondément bouleversées.

Cette effraction d’ un réel que l’on attendait pas, transperce l’enveloppe physique et psychique à la fois, provoque des failles narcissiques qui ont besoin d’être « pansées » et  « pensées ». Ce patient doit pouvoir trouver un espace où déposer l’existence de sa réalité psychique mise à mal…

Des traces,des empreintes, des cicatrices vont sans doute s’inscrire sur sa peau, dans sa chair…

Mais la peau n’est pas une simple enveloppe physiologique, elle a aussi une fonction psychologique qui permet de contenir, de limiter, d’inscrire… d’éprouver, de ressentir…L’enveloppe psychique est pour tout un chacun, ce qui fait interface entre monde interne et monde externe.

Mais c’est aussi une enveloppe qui a fonction de « contenance » * pour retrouver le sentiment d’exister, d’apprendre à habiter ce nouveau corps pour retrouver une identité de sujet et une nouvelle image de soi.

Dans la relation thérapeutique, le patient peut avoir besoin  » d’un autre » pour penser ce qui est intolérable **.   Grâce à l’équipe pluri-professionnelle, à son étayage, le patient va retrouver peu à peu une capacité à penser ce qui lui arrive…

Cette attention, cette écoute de la part des thérapeutes, la présence et le soutien affectif de son entourage, des siens, lui permettront de préserver sa qualité de vie et de remettre du sens à ce nouveau parcours de vie.

Ref : * « Le Moi-peau » de Didier Anzieu                                                                                               ** « Les soins de support » Mesure 42 du Plan cancer

 

Mon Bébé préma…

Votre bébé est né trop tôt…. c’est un prématuré, mais vous n’êtes pas les seuls parents dans ce cas… 6 à 8 % de naissances sont prématurées…

Vous allez vivre aux côtés de votre bébé une longue attente qui va de la « première naissance » trop précoce à la « deuxième naissance » celle du départ à la maison.

Vous allez accompagner votre bébé, l’aider, le protéger… vous êtes aussi plein d’appréhension devant votre enfant si petit que vous osez à peine le toucher . Ce qui différencie fondamentalement le bébé préma du nouveau-né à terme, c’est le fonctionnement de ses organes… ils ne sont pas complétement équipés pour affronter la vie autonome à l’air libre…

La naissance d’un bébé très prématuré est à l’évidence un traumatisme psychique pour les parents… émotions violentes, sentiments de culpabilité de n’avoir pu mener sa grossesse à terme, isolement dans l’unité de néonatologie, angoisses quotidiennes dues aux incertitudes chaque jour différentes et donc difficultés à établir une relation avec son bébé…

Les soignants des unités de néonatologie apportent des réponses à toutes les questions que vous vous posez légitimement pour savoir « comment faire » avec votre tout-petit, quelles seront ses étapes de développement… Mais vous constaterez très vite les progrès de votre enfant et vous en serez fiers…. Joie, fierté, impatience mais aussi angoisse, il n’est pas facile d’être parents d’un bébé préma .

Mais lorsque votre enfant né très précocement quitte enfin le service, ce n’est plus un prématuré… Etat précaire certes, parfois prolongé mais toujours provisoire, une nouvelle vie commence et vous allez dès votre retour à la maison apprendre à mieux connaître votre enfant.

Voici le poème d’une maman…

Toi la chair de notre chair,

signe vivant de notre intimité,

nous osons à peine te toucher.

Dans ton extrême nudité,

tu inspires le respect.

Mais devant nous,

voici venir des jours

de soins et de caresses,

et puis des nuits pour t’envelopper

de tendresse.

Peau contre peau,

nous allons nous connaître.

Anne-Laure Fournier

 

L’enfant dit « hyperactif »

Les pulsions de l’enfant, ses débordements sont difficilement supportés dans notre société. On cherche à soigner le symptôme – l’agitation – mais il est nécessaire de réfléchir à l’état psychologique et aux causes de ces éventuels comportements pathologiques.

Ces troubles à expression comportementale dits « pathologies de l’agir » (colères, opposition, conduites agressives ou anti-sociales…) sont pris comme symptômes d’une difficulté, d’un malaise de l’enfant dans sa relation aux autres.

Parfois les troubles ne se manifestent que dans un lieu ( à la maison ou à l’école) ou seulement avec une personne et pas avec d’autres. L’enfant peut être opposant avec la maman ou les parents, pas avec la nourrice, l’enseignant ou les grands-parents.

L’enfant est d’abord et toujours pris dans une histoire familiale dont il faut tenir compte pour comprendre son trouble. L’agitation devient alors symptôme. A cette instabilité psycho-motrice s’ajoute une certaine impulsivité qui peut s’ouvrir sur des actes violents quand l’adulte ou un autre enfant s’oppose à ce qu’il désire.

Le symptôme viendrait à la place d’une parole qui manque à l’attention de cet enfant. Comment les parents peuvent-ils comprendre les réactions de leur enfant, comment les aider à accorder plus de place au ressenti et les aider à mettre des mots sur les réactions de ce dernier….

Les troubles du comportement constituent un motif croissant de consultations.

Journée d’information : 29 septembre 2017 -Université Nanterre-La Défense

 

La motricité chez l’enfant: entre tension et apaisement…

Le petit d’homme vient au monde avec une immaturité neuro-motrice. Les muscles fléchisseurs des membres sont toniques, les muscles du dos sont hypotoniques. Cette bipolarité primaire entraîne une flexion des membres sur le tronc et un enroulement du dos en avant. Le jeu moteur des muscles fléchisseurs extenseurs ne sera présent que vers le 6 ème mois. Un équilibre tonique se manifestera ensuite par la station assise et la préhension volontaire.
Si un bébé a des gestes en extension, la tête qui se projette en arrière, le dos en arc de cercle ou au contraire, une hypotonie importante, les parents en sont aussitôt alertés.    Les réactions du bébé aux sur-stimulations sont les mêmes pour tous.
Sur-stimulé, le bébé se crispe, s’enroule comme un hérisson, pleure, attend que l’on vienne l’apaiser…
L’ enroulement est une posture de protection, dans cette posture de fermeture, le bébé a les muscles tendus, vit un déplaisir, des sensations désagréables….A l’opposé, toute sensation douce s’accompagne d’un apaisement qui détend le corps…
En apportant une réponse adaptée aux pleurs de son enfant, le parent s’ajuste à l’état tonico-émotionnel de son bébé,( par des paroles apaisantes, par un portage sécurisant , une contenance enveloppante) et du coup permet le passage de la tension à la détente.

Mais des excès d’hyper-tonicité, de déséquilibre entravent tout le développement psycho-moteur de l’enfant. Non seulement, ses besoins de base ne sont pas satisfaits mais il subit des sur-stimulations nocives qui figent son état émotionnel vis à vis des autres.           Alors le bébé se développe dans un déséquilibre tonique et une motricité non adaptée à ses besoins propres et à sa relation aux autres. L’enfant bouge beaucoup et sa motricité est une errance. Il éclate émotionnellement à la moindre frustration.
Par ces mouvements incessants, l’enfant se crée une enveloppe motrice «  il est increvable «  disent ses parents, car sa motricité non reliée au langage a perdu sa fonction d’apaisement….

Les enfants qui se sont construits autour d’une hypertonie, sans détente suffisante et sans une relation empathique, risquent de présenter dès l’entrée à l’école maternelle des troubles du comportement.
Un père qui adore chahuter avec son fils disait : «  le problème avec mon fils, c’est qu’il ne veut plus s’arrêter quand on chahute... » Toutes les situations éducatives qui sont basées sur des sur-stimulations physiques et émotionnelles mettent l’enfant dans un état de tension permanente…
La motricité et la tonicité sont inscrites dans le développement de l’enfant et sont donc inséparables du monde affectif et relationnel de cet enfant.

Et donc parents comme soignants doivent comprendre la motricité débutante de l’enfant comme lien relationnel, affectif et de communication avec autrui.

Après la naissance… le retour à la maison…

Après la naissance, dès le retour à la maison, les parents se retrouvent face à une nouvelle page de l’histoire de leur couple. les premiers mois sont riches en remaniements subtils, pas toujours faciles à vivre, comme si la vague soulevée par l’arrivée du bébé n’en finissait pas de créer des remous...

Désormais, il faut assumer seuls la responsabilité du tout-petit…. et comment faire pour reconstruire l’intimité de leur couple ? C’est l’une des grandes questions que se posent ces parents tout neufs…. il faut du temps, de l’écoute, du dialogue entre les parents pour se retrouver et intégrer le bébé dans leur vie de couple…..

Et quel suivi médical choisiront-ils pour leur tout petit ? Les pédiatres de ville, bien que leur nombre diminue en raison du numerus clausus, la PMI, les médecins généralistes bien sûr, mais aussi les sages-femmes, qui souvent ont accompagné la grossesse, et qui sont bien placées pour partager les récits de la jeune mère, pour déceler les signes de souffrance, accueillir les « bleus de la psyché maternelle » et repérer les dépressions post-natales….

Quitter la maternité, se séparer d’un encadrement professionnel rassurant et se retrouver avec un bébé dans le couffin peut être vertigineux pour certains parents.  Ainsi les consultations en cabinet médical peuvent être accompagnées d’un soutien à la parentalité…... »On ne comprend rien, en effet, aux troubles fonctionnels précoces d’un nourrisson ( troubles digestifs, respiratoires, du sommeil, dermatologiques, moteurs…..) s’ils ne sont pas rattachés au fonctionnement familial. D’ailleurs les réponses strictement médicamenteuses, ciblées sur le seul symptôme sont généralement peu efficaces…. » Sylvain MISSONNIER,  psychanalyste, professeur de psychologie clinique de la Périnatalité — Dialogue avec Paul CESBRON Obstétricien.

Un bébé… le temps de la grossesse…

Aujourd’hui, le choix d’avoir un enfant quand on veut est offert par les moyens de contraception et s’inscrit dans un contexte de liberté…          Cela pose la question du désir, du « projet d’enfant » et de l’inscription de l’homme, de la femme, du couple dans la préméditation consciente et inconsciente de cet enfant.

Les parents vont préparer pendant la grossesse un « nid biologique et psychique » à l’enfant à naître. C’est pour eux un temps essentiel, d’abord d’introspection puis de préparation à l’accueil de l’autre, de leur bébé, un passage tout doucement de deux à trois.

Cette annonce de la grossesse trace aussi un cheminement biographique intime et personnel… L’auteure principale, c’est la jeune femme qui devient maman…La maternité est déjà inscrite dans son histoire. Alors, la nidification maternelle commence par une révision de soi, sous l’éclairage de son histoire générationnelle… cela explique aussi, en dehors de l’impact physiologique de la grossesse, pourquoi la future mère, dès les premières semaines, passe du temps à dormir et à rêver.

Ce cheminement intime, dans le mouvement du processus psychique de la grossesse fait resurgir des traces « bonnes » ou « mauvaises » enfouies dans l’inconscient.                                      « Et pour celles dont les blessures sont profondes et mal cicatrisées, la grossesse est l’occasion d’émettre des signaux de détresse »  Sylvain Missonnier Psychanalyste, Professeur en psychologie , service Périnatalité.                                                                                                                 Aujourd’hui, le suivi médical peut s’articuler autour d’espace de dialogue avec des psychologues. Prendre le temps d’écouter cette future mère et de repérer d’éventuels troubles anxieux…

Le futur père ne doit pas être oublié, lui aussi, confronté à ce travail de mémoire, peut traverser de redoutables tempêtes…Les réactions du père avant et après la naissance engendrent quelques bouleversements que l’on qualifie de  » couvade « …perturbé par le caractère énigmatique de la maternité, il peut  lui aussi, accumuler des ennuis de santé, des douleurs , une prise de poids…etc…

Etre enceinte, n’est pas une histoire solitaire, il faut être deux pour faire un bébé…              L’haptonomie, permet au père, par le toucher du foetus au travers du ventre de sa  femme, d’être dans une proximité affective avant même la naissance de son tout-petit.